Martinique

Habitation

Céron

On y va pour...

La promenade en forêt

Le zamana

La rivière Céron

Le restaurant

La plage du Céron

Où les trouver ?

Commune : Le Prêcheur

Logo Habitation Céron

Qui sont-ils ?

Propriétaire :
Laurence Marraud des Grottes

Création : 1658

C’est au Prêcheur,

tout au nord de la côte caraïbe de la Martinique, que vous trouverez l’Habitation Céron, l’une des plus anciennes habitations de l’île, fondée en 1658.​ 

Carnet Pratique

S’organiser

  • Entrée payante
    8 € pour les adultes et 5 € pour les enfants
  • Restaurant
    25 à 70€
  • Horaires :
    Ouvert tous les jours de 9h30 à 17h00
  • Déroulé de la visite :
    2 à 3h00, plus si vous combinez déjeuner et promenade dans la forêt
  • Téléphone :
    +596 956 48 27 53
Habitation Céron

La visite de l' Habitation Céron

à l’arrivée on est frappé par  le vaste plan d’eau face au parking.

Il s’agit en fait d’un grand vivier à ciel ouvert : c’est le bassin aux écrevisses qui font la renommée du restaurant de l’habitation. D’ailleurs, à la Martinique on appelle ces écrivisses bleues “zabitans” qu’on reconnaît à leurs très grandes pinces.

L’habitation Céron s’ouvre sur une grande allée.

Une, deux puis trois maisons de bois, les restes d’une rue pavée : vous êtes dans ce qui qui fut le quartier des esclaves, la rue cases-nègres qui était encore habitée jusqu’à la fin des années 60. On y a installé la boutique et les cuisines. Le restaurant quant à lui, a été installé sous un grand carbet.

Le restaurant

Connu pour ses spécialités d’écrevisses

Passez par la boutique pour les tickets d’entrée.
Vous pouvez opter pour une visite simple ou  une formule combinant visite et menu. La carte est un peu chère, mais il faut reconnaître que les produits sont frais, et avec la formule combinée, le rapport qualité-prix est correct.

Arrivée trop tard pour goûter les légendaires z’habitants (écrevisses), j’ai opté pour une délicieuse fricassée de lambis.

Promenade dans les bois

Est-ce un parc, un sous-bois ou une forêt…? C’est un peu tout ça à la fois.

Les arbres sont absolument immenses et tout au long du parcours, on devine l’organisation de l’habitation d’antan. Face à vous, la maison de maître en hauteur, toujours en hauteur, flanquée des deux grands bassins qui alimentaient l’habitation en eau. La maison ne se visite pas car les propriétaires y habitent.

Habitation Céron

Un ancien site de Production

Vous passerez devant les bâtiments de production qui ne sont plus utilisés depuis longtemps : un moulin à eau, la sucrerie, le canal où s’écoulait le jus de canne, les chaudières, la purgerie où l’on égouttait le sucre avec la vinaigrerie où se faisait un tafia. Plus loin, la gragerie, où se râpait le manioc pour en faire de la farine.

Pendant des années on a cultivé la canne, le manioc, le café, le cacao puis de la banane sur le site de l’Habitation Céron, mais c’est de l’histoire ancienne. Puis l’habitation a vivoté, la végétation exubérante a pris le dessus jusqu’à ce que, justement, ce soit sur cette végétation que les propriétaires misent, avec un atout de taille : un arbre plusieurs fois centenaire.

Un arbe de plus de
trois siècles

A l’heure où dérèglement climatique, préservation de la biodiversité et autres préoccupations environnementales s’ancrent dans nos (mauvaises) consciences, l’Habitation Céron a fait d’un arbre son emblème : un zamana qui y a pris racine il y a plus de 300 ans.
Ici, on vient s’extasier et se photographier sous le vénérable végétal en s’émerveillant de la splendeur de Mère Nature, si grande et si fragile aussi.

Arbre de pluie

Zamana, qui signifie arbre à pluie a été introduit dans l’île au début du 18ème siècle…

… pour qu’il protège de son ombre les plants de café et de cacao.
Quand il pleut, ses petites feuilles se replient, laissant passer l’eau qui irrigue les plantations. Avec le soleil, elles s’ouvrent pour capter de la lumière, ce qui maintient un sol humide.
Autant vous dire que le zamana est à son avantage les jours de grand ensoleillement’ sinon il a l’apparence d’un squelette démesuré, mais il reste impressionnant.

Il faut presque 10 personnes se tenant la main pour faire le tour de son solide tronc de plus de 2,50m de diamètre.

L'arbre de l'année 2006

Ce zamana-là est l’un des plus beaux spécimens au monde, le plus gros arbre des Antilles, ce qui lui vaut en 2016 le titre de l’Arbre de l’Année décerné par le magazine Terre Sauvage et l’Office National des Forêts, un coup de projecteur inespéré pour ce petit coin de l’île longtemps délaissé des guides touristiques.

Une insurrection,

Deux éruptions,

Une vingtaine d’ouragans…

… C’est ce qu’a vécu le zamana de l’Habitation Céron.

L'histoire de
l' Habitation Céron

Un domaine de 300 hectares où travaillait une centaine d’esclaves

Entre périodes de prospérité, changements d’activité au gré des mutations économiques, saisies et avis de déguerpissement, l’Habitation Céron connaît plusieurs propriétaires.
<br>Le premier propriétaire s’appelle Jean Leroux, anobli sous le nom de Chapelle de Sainte Croix — les noms à rallonge, ça force le respect. Lorsqu’il épouse en 1671 en secondes noces une veuve, Madeleine d’Orange, il agrandit son domaine qui avoisine alors les 300 hectares.

L’arbre a traversé les éruptions de 1902 et 1929, plus de 20 ouragans, quelques séismes mais il est resté bien fiché en terre.

Au cours de sa période la plus prospère, l’Habitation a dû compter plus d’une centaine d’esclaves. Si notre zamana n’a pas connu Jean Leroux, il a dû voir vieillir ses enfants et a sans doute été le témoin d’un soulèvement d’esclaves un 20 mai 1848, celui-là même qui allait accélérer l’application du décret d’abolition de l’esclavage deux jours plus tard.

L'Habitation Céron aujourd'hui

Aujourd’hui l’habitation appartient à la famille Marraud des Grottes et ne couvre plus que 75 hectares. Ils s’efforcent de relancer l’activité cacaoyère en partenariat avec des chocolatiers locaux comme les frères Lauzéa. Un autre chapitre va s’ouvrir. J’espère bien l’écrire, avec une tasse de chocolat chaud pour inspiration…

Bon à Savoir

Victor Hugues

Léon Albert, propriétaire du Céron vers 1820, avait pour grand-père Victor Hughes, nommé Commissaire de la République à la Guadeloupe, chargé d’appliquer le décret du 4 février 1794 qui prononce l’abolition de l’esclavage dans tous les territoires français, mais qui n’atteindra pas la Martinique.

Vestiges des Indes

Le site abriterait un cimetière hindou, mais cette thèse est très discutable, même si le Prêcheur a longtemps eu le surnom de “ville indienne du nord” parce qu’il regroupait la plus grande communauté indienne de l’île.

Habitation Céron
Habitation Céron : la maison

Y aller...

Adresse

Quartier Anse Céron
97250 Le Prêcheur

Contact

Téléphone : + 596 596 48 27 53
Page Facebook Habitation Céron

Horaires

Tous les jours : 09:30 – 17:00

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