Paris à l'Heure du Gwoka

Rendez-vous en famille au Jardin du Quadrilatère de l’hôpital Saint-Louis pour une session gwoka

Paris, Fête de la Musique, 21 Juin 2019

Le gwoka est un genre musical de la Guadeloupe, mélange de chants, danses et percussions venus des côtes d’Afrique de l’Ouest et hérité de la période de l’esclavage.
C’est l’équivalent du bèlè en Martinique.  

Il fait beau et chaud, juste ce qu’il faut : on peut avoir les bras nus sans dégouliner de sueur.

Les terrasses de cafés rivalisent en se lançant des décibels par DJ interposés qui poussent plein pot les tubes du moment. Les gens s’agitent sur les trottoirs, gobelet de bière à la main au son de l’électro, du rock, de la salsa ou du RnB… Dur de s’imposer pour les petits groupes en live avec une sono disons, moins performante.

Cette année, j’avais envie de voir des vrais gens qui font de la musique et qui chantent en vrai. Direction le Jardin du Quadrilatère de l’Hôpital Saint Louis pour un rassemblement de Latilyé Gwoka — en français, l’Atelier de Gros Ka.

Gwoka

Si aux Antilles on n’a pas pour habitude de danser le gwoka (ou le bèlè) tous les samedis soirs, on le retrouve souvent dans les fêtes (Noël, Carnaval, célébrations familiales…) ou sur les plages le dimanche. Le bèlè et le gwoka sont dans l’ADN de l’Antillais. C’est le cœur palpitant de la musique antillaise.

Gwoka
Le boula , tambour rythmique, à la manœuvre

Le gwoka c’est d’abord 3 tambours (ou ka) : deux boulas pour le rythme et un marqueur (makè) au milieu. Le son du marqueur est plus clair et plus aigu, parce que la mélodie, c’est lui. L’originalité du gwoka, c’est que ce n’est pas le danseur qui suit la musique mais la musique qui suit les improvisations du danseur : c’est un dialogue, parfois un duel, entre le marqueur et le danseur ; ça en fait une danse particulièrement expressive.

Danseuse de gwoka
Un dialogue entre le danseur…
Joueur de gwoka
… et le marqueur

Et puis il y a le chanteur qui fait souvent de l’improvisation et ses répondeurs, les choristes.

Mikael, chanteur de gwoka
Mikael, au centre, est l’élément moteur de l’Atilyé Gwoka. Entre autres, il enseigne le ka et le chant.

Mieux qu’une démonstration ou un concert, l’Atelier Gwoka nous a offert un “lewoz” comme on dit à Gwada : un rassemblement où l’audience participe, répond avec les répondeurs, danse avec les danseurs.

Danseuse de gwoka
Danseuse de gwoka

Apprendre le gwoka à Paris

Parce qu’il est moins connu que la danse africaine ou le djembé, il est difficile de trouver un cours de gwoka. C’est souvent une affaire de bouche à oreille. Il existe quelques associations en Ile de France où on peut apprendre à danser ou à jouer du tambour. J’en ai repéré quelques-unes :

Si vous en connaissez d’autres, faites-le moi savoir,
ça vaut bien un article dans le blog de Sugarcanelane !

Notre article vous plaît ? Partagez-le !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

J’accepte les conditions et la politique de confidentialité

Close